Analyse des terres de la ferme


UNE BONNE TERRE AUX BOUILLONS ?

Parce qu’on entend beaucoup parler aujourd’hui de pollution de l’eau, de l’air et des sols…
Mais aussi parce qu’il est toujours intéressant de connaître les qualités agronomiques d’une terre que l’on veut cultiver…
L’association a décidé en mars dernier de faire analyser les sols de la ferme des Bouillons !
Retour sur les résultats :
Deux analyses ont été menées, pour pouvoir comparer. Pour ceux qui voudraient jeter un coup d’œil aux résultats, sachez que la parcelle « rocade » correspond à celle derrière le petit poulailler où dorment nos poules et où l’on fait du maraîchage en ce moment même, alors que la parcelle « moyenne diago » correspond à celle derrière les trois immenses poulaillers désaffectés et qui est en herbe actuellement.
Cela peut paraître du charabia pour certains (voire pour ceux qui seraient censés s’y connaître), alors on a décortiqué tout cela pour vous. Voici les éléments essentiels qui ressortent de l’analyse :
•                     La structure du sol correspond à des limons caillouteux sur argiles à silex.
Concrètement, on a évalué la taille des particules constitutives de la terre, et selon l’importance des différentes particules, on dit que le sol est sableux (particules les plus grosses), limoneux ou argileux (particules les plus fines).
Aux Bouillons, pour faire court, on retrouve des particules moyennes, posées sur des argiles, particules plus fines et imperméables. Le tout, parsemé de quelques cailloux !
•                     Le pH du sol (son acidité en quelque sorte) est autour de 5,9.
On considère en général qu’un pH situé entre 6 et 7 est le plus favorable à l’activité biologique du sol.
Aux Bouillons, on pourrait donc penser à chauler les terres pour faire monter légèrement le pH. C’est d’ailleurs ce que semble faire notre voisin !
•                     Les analyses montrent des taux de matière organique de 3,1 et 3,7 %.
Ces taux doivent être idéalement compris entre 2,5 et 3,5 %.
Nous avons donc un taux plus que satisfaisant ! C’est cette matière organique qui, combinée aux argiles du sol, va former le complexe argilo-humique. Celui-ci va permettre aux ions chargés positivement d’être retenus dans le sol et donc potentiellement d’être captés par les végétaux. La teneur en matières organiques est relativement stable dans le temps, mais on peut la faire croître par un apport régulier de fumier ou de compost (on agit alors sur le sol pour des durées relativement longues, de l’ordre de la dizaine d’années).
•                     Il existe, comme dans la plupart des sols terrestres, des traces d’éléments métalliques, ceux-là mêmes souvent visés comme polluants des sols.
Cependant, pour les deux analyses, on retrouve des seuils de présence d’éléments métalliques bien inférieurs aux seuils limites réglementaires. D’ailleurs, l’élément dont la concentration dans les terres est la plus importante comparativement au seuil fixé comme polluant est le plomb, et il n’est présent qu’à hauteur de 36 % du seuil.
En conclusion, on peut dire qu’aux Bouillons, il y a de la terre, qu’elle est franchement bonne d’un point de vue agronomique, et surtout qu’elle n’est pas polluée ! Alors, pourquoi s’abstenir de la cultiver ?!

 

 

 

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