« La Ferme des Bouillons cherche à rebondir, une assemblée générale ce samedi 5 mars à Rouen » (Paris-Normandie, 3 mars 2015)

Le quotidien Paris-Normandie a interviewé l’un des portes-paroles de notre association, à l’occasion de la prochaine assemblée générale qui se tiendra samedi prochain. Article à lire ici ou ci-dessous.

La Ferme des Bouillons cherche à rebondir, une assemblée générale ce samedi 5 mars à Rouen

Publié le 03/03/2016 á 22H03

Débat. Après son expulsion et ses revers judiciaires, l’association cherche un second souffle et organise une assemblée générale extraordinaire.

La Ferme des Bouillons cherche à rebondir, une assemblée générale ce samedi 5 mars à Rouen
En août dernier les militants avaient dénoncé le « déni de démocratie » exercé par la Safer dans l’examen de leur dossier

Samedi, les amis de la Ferme des Bouillons, cet espace agricole occupé pendant plus de deux ans à Mont-Saint-Aignan avant une expulsion musclée (le concours de la force publique) en août dernier (une procédure jugée régulière par le juge de l’exécution récemment) s’organisent en assemblée générale extraordinaire.

« Tout notre travail a été payant : on a sauvé une ferme, il y a un engagement pour que du bio s’y fasse pendant vingt-ans ans. C’est quand même une belle victoire même si elle n’est pas totale, si on n’a pas pu racheter, estime Philippe Vue, de l’association de protection de la ferme des Bouillons. Ça prouve qu’on peut faire bouger les lignes de manière non violente. L’idée aujourd’hui est de retrouver une ferme, de travailler à un autre projet dans la zone du Bel-Event qui est retourné à un usage agricole avec le Scot. »

Veille foncière sur la Métropole

Mais les militants veulent aller beaucoup plus loin. Irrités par l’absence d’usage du droit de préemption de la Safer (cet organisme qui veille à la transmission des terres agricoles) dans leur dossier, l’association s’est engagée à mener une véritable veille foncière dans le territoire de la Métropole pour éviter que des terres agricoles ne soient perdues au détriment d’autres activités. « On nous a alertés sur le devenir d’un espace à Canteleu, d’un autre à Duclair et Saint-Pierre-de-Varengeville. » Une veille d’autant plus utile que le site d’informations Reporterre signale que désormais, pour éviter de répondre aux réglementations contraignantes, de nombreuses ventes de terres agricoles passent par la constitution de sociétés civiles immobilières où la Safer ne peut intervenir. Une Safer « gérée par un syndicat majoritaire depuis des années et on voit, avec la crise agricole d’aujourd’hui, où cela peut conduire », rajoute Philippe Vue.

L’idée et toujours de mener de front le combat pour une culture alternative ainsi que le développement « des alternatives agricoles, de l’agriculture biologique et des circuits courts alimentaires tout en arrêtant la déperdition de terres agricoles ».

B. M.-C.

Assemblée générale, aujourd’hui samedi, à partir de 10 h. Cette assemblée est ouverte à tous. Pourront voter les adhérents à jour de cotisation en 2015. Possibilité d’adhérer/réadhérer sur place. Maison de quartier, avenue Jacques-Chastelain, Île Lacroix.

Deux ans dans « l’utopie »

Quand, en 2012, les premiers zadistes étaient arrivés, ils occupaient une ferme et un terrain appartenant à Immochan, la filiale immobilière du groupe Auchan. Ils voulaient défendre l’existence même de terres agricoles. En avril 2013, le tribunal autorisait l’expulsion de toutes les personnes se trouvant sans droit ni titre sur le site mais la décision n’a pas été immédiatement mise à exécution. En 2015, Immochan vendait son terrain à deux frères pour qu’ils exercent une activité de maraîchage. Immédiatement après, les CRS et l’huissier intervenaient.

2 commentaires

  • Bonjour, quid de la ferme du fond du val a mont-saint-aignan. Sans production depuis que le maraicher est parti?

    • la ferme des bouillons

      Les terrains de la ferme du Fond du Val sont malheureusement fortement pollués aux métaux lourds, et donc totalement impropres au maraîchage.

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