Projections de janvier : Résistance(s), tous les mercredis à 19h30

Les projections continuent dans la briqueterie de la Ferme des Bouillons ! 

Notre thématique de janvier : Résistance(s), à découvrir chaque mercredi, à partir de 19h30 (programme détaillé ci-dessous).

Comme d’habitude, nous vous proposons de rester discuter après la projection autour d’un repas partagé. Apportez votre spécialité culinaire !

Resistances A3 jpgEntrée libre – Buvette sur place
* Mercredi 7 janvier : Inculture(s) 1 : « L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu »
De Franck Lepage

* Mercredi 14 janvier : Volem rien foutre al païs.
 De Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe

* Mercredi 21 janvier : Sur les toits
De Nicolas Drolc

* Mercredi 28 janvier : La saga des Conti
De Jérôme Palteau

Détail de la programmation de janvier

Résistance(s)

* Mercredi 7 janvier : « Inculture(s) 1 : L’éducation populaire, Monsieur, ils n’en ont pas voulu »

Conférence gesticulée sur l’éducation populaire et la démocratisation culturelle
Par Franck Lepage. Durée : 2h17

« J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. (…) On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire. index

Un philosophe aujourd’hui oublié, Herbert Marcuse, nous mettait en garde : nous ne pourrions bientôt plus critiquer efficacement le capitalisme, parce que nous n’aurions bientôt plus de mots pour le désigner négativement. 30 ans plus tard, le capitalisme s’appelle développement, la domination s’appelle partenariat, l’exploitation s’appelle gestion des ressources humaines et l’aliénation s’appelle projet. Des mots qui ne permettent plus de penser la réalité mais simplement de nous y adapter en l’approuvant à l’infini. Des  « concepts opérationnels » qui nous font désirer le nouvel esprit du capitalisme même quand nous pensons naïvement le combattre… »

*Mercredi 14 janvier : Volem rien foutre al païs

Documentaire sur le mouvement décroissant et ses solutions subversives
De Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe (2007). Durée : 1h47

Comment résister à la guerre économique, à la surconsommation, au systèm18746843e ? Certains choisissent l’autonomie et des pratiques solidaires, marginales ou collectives. Ce documentaire se propose de montrer quelques expériences concrètes de réappropriation, qui allient dimensions critiques et subversives d’une part, alternatives et constructives d’autre part.
« Mis en demeure de choisir entre les miettes du salariat précaire et la maigre aumône que dispense encore le système, certains désertent la société de consommation pour se réapproprier leur vie. Ni exploitation, ni assistanat ! clament-ils pour la plupart. Ils ont choisi une autre voie, celle de l’autonomie, de l’activité choisie et des pratiques solidaires… »

*Mercredi 21 janvier : Sur les toits

Documentaire sur les mutineries de la prison de Nancy en 1971
De Nicolas Drolc (2013). Durée : 1h35

Que s’est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin dearton388 l’année 1972 ?
Pour la première fois les prisonniers déclenchent des révoltes collectives, prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s’adressant à la foule.

Sur 35 mutineries répertoriées, deux vont marquer l’opinion : la première à lieu à la centrale de Toul, en Meurthe-et-Moselle, au début du mois de décembre 1971. La deuxième éclate à peine un mois plus tard et 40 kilomètres plus loin, à la maison d’arrêt Charles III, en plein centre de la ville de Nancy.
40 ans plus tard ce film dépoussière cette page méconnue de l’histoire des luttes sociales. En compagnie de ceux qui ont vécu, déclenché, réprimé et défendu ces révoltes : Les mutins de la prison de Nancy, un ancien surveillant de la prison de Toul, le ténor du barreau parisien Maître Henri Leclerc, le sociologue Daniel Defert, et l’ancien détenu, écrivain et militant Serge Livrozet.

*Mercredi 28 janvier : La saga des Conti

Documentaire sur lʼhistoire de la lutte syndicale des ouvriers de Continental à Clairoix contre la fermeture de leur usine.
De Jérôme Palteau (2012). Durée : 1h37

C’est à l’annonce de la fermeture de l’usine de pneumatiques Continental de Clairoix que commence le combat des 1120 Conti. Ils savent que celui qui se bat n’est pas sûr de gagner, mais que celui qui ne se bat pas a déjà perdu.La-saga-des-Conti_portrait_w858
En coulisses, on découvre une stratégie inédite : combinaison d’actions juridiques, de coups de force, de diplomatie et de relations publiques. L’aventure humaine fait émerger la fraternité d’une tribu confrontée dans l’adversité à un défi immense qui engage leurs vies.
Filmé au plus près de ses acteurs, Xavier Mathieu, Roland Szpirko, et tous les autres, le documentaire prend la forme d’une fiction dans laquelle les Conti jouent leurs propres rôles, dans un mélange d’exaltation et de doute, de tragédie et de comédie.

 

En février :
Projections programmées par l’association rouennaise Échelle Inconnue.
Rendez-vous les mercredi 4, 11, 18 et 25 février à 19h30 !

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