Rayon de Miel sous ciel couvert : rencontre avec Gérard Pigné, apiculteur amateur depuis 50 ans

En cette fin d’après-midi de janvier, à la ferme des Bouillons, on entend le vrombissement du broyeur : un bouilloneux prépare du BRF pour nourrir les planches de cultures du printemps. Le ciel est gris, l’air est froid. Au loin, l’âne nous rappelle que personne ne lui a donné de pommes ce matin. Dans la maison, c’est jour de ménage : aux odeurs d’ylang-ylang et de crumble s’ajoute celle du fumet de la cafetière italienne qui est restée trop longtemps sur le feu. C’est dans cette atmosphère hivernale que nous accueillons Gérard Pigné, apiculteur amateur qui s’occupe actuellement d’une dizaine de ruches route des Roches à Oissel et d’une vingtaine à la ferme des Beaulieu. Passionné par les abeilles depuis l’âge de quinze ans, il est venu partager sa passion avec les occupants des Bouillons.

IMG_0688

La ruche des Bouillons

Sa venue n’est pas un hasard : aux Bouillons, il n’y a eu, jusqu’aujourd’hui, qu’une seule ruche, exploitée par un apiculteur du Havre. Un petit groupe de bouillonnants, aussi curieux qu’amateurs de miel, a décidé d’étudier la possibilité de développer un atelier « ruche » aux Bouillons, sous la conduite d’une personne expérimentée. Avec deux idées en tête : produire le « miel des Bouillons », et découvrir puis faire découvrir les cycles de la vie communautaires de ces insectes si importants pour la pollinisation de notre écosystème. Gérard, lui, cherche un endroit adapté pour installer quelques ruchers expérimentaux, et aime partager sa passion.

Gérard entreprend donc de nous raconter les grands principes présidant à la construction des ruches, nous détaillant les particularités de chacune. Nous sommes surpris par la diversité des ruches existantes, et par l’ingéniosité de leur conception. L’apiculteur nous détaille ensuite la manière dont les abeilles colonisent leur nouvel habitat, en partant des extrémités de la ruche pour se rapprocher graduellement du centre.
Attentif à l’écosystème entourant ses ruchers, il produit du miel sans traitement chimique. Il prend également un soin tout particulier à laisser une grande partie du miel et tout le pollen à ses essaims pour que ceux-ci n’éprouvent pas de manque durant l’hiver. Ses protégés ont besoin d’énergie pour faire face aux hivers, et aux diverses attaques qu’elles subissent (chimique, prédateurs, fragmentation et disparition de leur garde-manger…).

10157140_1595950753960538_1871332116674878348_n

Gérard récoltant son miel à Repainville – photo transmise par Framboise après parution de l’article.

Après qu’il nous ait fait goûter son miel crémeux, nous l’emmenons visiter le jardin du haut, endroit le plus propice à l’accueil de nouvelles colonies d’abeilles, tant en terme d’exposition qu’en terme de sérénité de la co-habitation avec les autres espèces.

La suite ? Elle sera à découvrir lors de la fête du printemps, le 21 mars prochain aux Bouillons, avec une démonstration d’apiculture !
Du miel au marché : le miel de Gérard Pigné sera prochainement en vente sur le marché à la ferme du samedi après-midi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.